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Le programme s2e Dengue
La Dengue est une maladie très répandue dans la zone intertropicale. Elle touche près de 80
millions de personnes chaque année dans le monde. Le plus souvent bénigne la Dengue est à
l'origine de formes graves (30000 décès par an) en augmentation depuis 15 ans. Il n'existe ni
traitement spécifique, ni vaccin pour diminuer son incidence. Le projet S2E-Dengue a pour
ambition d'enrichir nos connaissances sur cette maladie et de mettre en place un système
d'alerte précoce à destination des services sanitaires afin d'enrayer la survenue d'épidémies.
Ces objectifs nécessite la mise en place d'un réseau de recueil et de traitement en temps réel
d'informations cliniques, biologiques, entomologiques et environnementales. Calystène,
en tant que coordinateur technique, a pour mission de mettre en place l'infrastructure matérielle
et logicielle nécessaire en collaboration avec l'ensemble des partenaires du consortium
S2E-Dengue. Les différentes phases du projet nécessitent une maitrise technique dans le domaine
du transfert de données, des architectures intranet, internet, de la sécurité, des systèmes
d'information géographiques, des développements sur PDA.
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Qu'est ce que la Dengue ?
La dengue est une arbovirose et fait partie des maladies émergentes : maladie qui est en
recrudescence et qui voit sa distribution géographique modifiée.
La dengue vient du mot espagnol "denguero" qui veut dire guindé, pas naturel (démarche raide).
Cliniquement, la dengue peut se présenter sous des formes inapparentes, des formes bénignes
d’évolution spontanément favorable en une dizaine de jours, et des formes sévères parfois
mortelles. Le malade subit une fatigue importante, accompagné d'une fièvre brutale et divers
douleurs (articulaires, musculaires et céphalées). La forme grave associe en plus des signes
d'hémorragie et de choc.
La dengue est un problème de santé publique majeur qui concerne tous les pays de la zone
intertropicale, dont la zone Caraïbe. Le nombre de cas déclarés est en augmentation constante
depuis une quarantaine d’année. Les formes graves, hémorragiques ou compliquées d’un syndrome
de choc, sont de plus en plus fréquemment recensées depuis une quinzaine d’années.
La dengue est causée par 4 types de virus. L’absence d’immunité croisée entre les sérotypes
permet des infections successives chez un même individu.
L’être humain représente à la fois le principal réservoir naturel et le disséminateur de la
maladie.
Il n’existe pas de traitement contre la maladie, ni de vaccin, la seule arme contre ce fléau
est la prévention : en éliminant le vecteur de la maladie qui est le moustique Aedes.
La lutte contre ce moustique passe en premier par l’élimination des gîtes larvaires.
Ce moustique, inféodé à l’homme, est retrouvé surtout dans les environs des habitations.
Les larves se développent facilement dans les déchets ménagers en plastique qui retiennent l’eau,
et tout récipient qui stocke de l’eau non renouvelée. L’élimination des récipients d’eau ou
leur nettoyage quotidien peuvent diminuer considérablement le nombre de moustiques et la
probabilité de transmission de la maladie.
La dengue dans les départements français d’Amérique (DFA) – Guadeloupe, Guyane, Martinique
Des formes hémorragiques sont apparues récemment (en Guyane en 1991-92, en Guadeloupe et en
Martinique en 1994-95) et ont été accompagnées d’une augmentation du nombre de sérologies
positives diagnostiquées chaque année. En 1997, une épidémie d’une ampleur sans précédent est
survenue en Martinique (1 296 sérologies positives, neuf décès), le virus alors identifié étant
un virus de type DEN-1.
Une seconde épidémie plus importante est survenue en 2001 en Martinique (3 381 sérologies
positives, trois cas de Dengue Hémorragique, dont 1 décès), provoquée par le sérotype DEN-3,
qui n’avait plus circulé dans la région depuis plus de 20 ans. Concomitamment, d’autres pays
de la Caraïbe ainsi que le Venezuela et le Brésil étaient également touchés par de fortes
épidémies également liées au sérotype DEN 3.
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